Mourir demain

Il m’est arrivé de croire que je pouvais marcher paisiblement. Cette pensée avait effleuré mon esprit pendant que la vie qui m’entourait me faisait croire qu’il était impossible de marcher dans un sentiment de paix.  Souvent, lorsque nous n’arrivons pas à croire qu’il est possible de vivre heureux, c’est que nous voyons autour de nous la projection de nos peurs. Anticiper l’avenir avec l’angoisse d’être séparé du bonheur c’est mourir demain et le croire aujourd’hui.

Le chemin des rêves qui naissent

Tout au fond de la plaine des rêves enfouis, je me permettait parfois de rêvasser. Dans ces plaines où j’étais, je croyais que ces rêves étaient le seul endroit où ils pouvaient prendre vie. Loin de moi naissait l’idée qu’ils puissent entrer dans ma réalité. Néanmoins, le rêve que je chérissait me faisait du bien. Je rêvais de partager ma passion pour la musique. Chanter les mots du cœur, la mélodie des émotions et la musique de l’âme permettait à mon être de se réaliser. Par contre, je pensais que cela n’appartenait qu’aux autres. Malgré tout, au fond de moi, ce rêve représentait mon désir le plus sincère, le plus près de qui j’étais et de qui j’avais envie d’être. Même après tout le temps que je consacrais à cette passion et le bien que cela m’apportait, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose. Seul avec ma guitare, mon instrument de vie et ma voix, j’avais besoin de plus. Je ressentais à la fois une profonde solitude ainsi que le désir sincère de partager qui j’étais. Une frontière psychologique séparait ces deux polarités sans que j’en saisisse la raison. J’avais le sentiment qu’une dualité existait en moi. Les peurs et les vieilles idées prenaient toute la place me laissant croire qu’elles étaient parties intégrantes de mon être. Il a fallu que je prenne une pause. C’était un besoin vital. Plutôt que de renier mes profondes racines, j’ai accepté de voir en toute honnêteté le berceau de mon être. L’humilité avec laquelle j’avais décidé d’entreprendre ce voyage a donné naissance à la foi. Après avoir pris le temps de plonger dans le flot des mes tiraillements et nager dans mes rivières intérieures j’ai découvert qu’il y avait en moi un être qui ne demandait qu’à être écouté. En prenant le temps de m’écouter, je me suis laisser aussi apprivoiser par les autres. En me permettant de vivre pleinement, j’ai laissé les autres me connaître. J’avais l’impression d’avoir le pouvoir de réellement écouter les autres et aussi partager qui j’étais. Puis un jour, une opportunité s’est présenté à moi comme un présent délicieux. Un cadeau que la vie m’offrait. Celui de jouer de la musique dans un bar et de partager ma passion. Ce fût pour moi une expérience des plus enrichissantes. Il ne faut jamais laisser nos rêves mourir en nous car en ce faisant c’est nous-même qui meurt.

La mélodie du soleil

Je me suis retrouvé tout seul
Devant un rayon de soleil
À chercher dans ma tête
À quoi ressemblait les soirées d’avant

Je cherche depuis longtemps
Ce qu’était mon coeur d’enfant
Je ronge le temps
Et laisse la vie suivre son cours

Pleut cours d’eau, coule tout doucement
Entre en moi afin que je m’abreuve de ta mémoire
J’aimerais tant découvrir le secret de ta mélodie
Et la faire entendre aux buveurs de son

Comment une si belle vision de la vie
Peut-il s’éteindre le jour
Dis-moi comment revoir encore
Les rayons du soleil

Découverte

La nature se déchaînait. L’eau, le feu, l’air et la terre se réunissaient pour exalter et consumer le temps. Les feuilles faisaient ravir leur beauté par les éléments naturels qui la faisait virevolté. Pendant que la pluie déferlait ses gouttes au milieu du chant venteux de l’univers, des étudiants faisaient battre des casseroles pour ignorer le pouvoir des dominants. Le nombre était plus fort que la dictature des dirigeants. Par la conviction de croire que l’être humain possède plus que ce qu’il crée, ils ont su défié les lois de la gravité. Parce qu’il est possible de se tromper et d’admettre nos erreurs, nous avons le pouvoir d’arrêter notre chute et respecter ce qui est vivant. Telle la nature, l’être humain peut intervenir dans son monde et ramener l’équilibre vitale. Que mes yeux puissent s’ouvrir et voir la réalité. Car me taire équivaut à ignorer le pouvoir que j’aie de parler, j’ai découvert qu’en laissant aller ce qui me dérange, je contribue activement à faire grandir ce qui me ronge éperdument. Allant de jour en jour, je découvre ce qui fait de moi un être comblé. Ce qui me blesse, me fait rire, me tourmente et me donne le goût de vivre est précisément ce qui fait de ma demeure humaine un temple où l’équilibre s’harmonise avec mon environnement. Ne respectant pas cette loi divine, c’est-à-dire ce qui n’est pas crée pas l’être humain, je suis condamné à mourir à petit feu. Les étudiants ont criés et cris encore hauts forts qu’assez c’est assez! Je me joins à eux pour vous dire que nous voulons vivre et montrer que nous avons le POUVOIR de décider de notre sort.

 

Sylvain Masse

La rencontre

La journée avait commencé pendant la nuit et ce même si ce n’était pas prévu. Au bord du lit, les pensées ne cessaient de passer sans relace, je vivais l’insomnie, un mot que l’on donne pour justifier notre impuissance devant l’incapacité à lâcher prise. Mais quelle agonie! Ce sont ces foutus pensées qui ne cesse de passer en boucle. Je ne trouvais pas sommeil car c’était plus fort que moi. Ma volonté ne faisait que ramener des souvenirs à la vie. Qu’avais-je fais de l’espoir qui m’habitait ? Où avais-je pris la décision de ne plus aimer la personne que je suis ? Quelles étaient les raisons qui m’avaient jadis donné l’énergie et la motivation de continuer ? Aucune réponse, que de l’amertume, des regrets enfouis dans mon inconscience et qui soudainement remontaient à la surface. Je veux dormir! Plus tard, sans m’en rendre compte, les rêves arrivèrent jusqu’au matin. Exténué, mon corps ne cherchait qu’à vouloir se reposer et dormir, je voudrais maintenant que la nuit commence. C’est le décalage du temps, prisonnier du passé, le présent est lourd et le futur sans espoir.

La journée traîne jusqu’à sa fin. Sans apprécier vraiment le temps qui passe, la vie continue d’être ce qu’elle est. Elle bouge et change de couleur. Elle suit le flot de ses éléments qui s’entrechocs en créant un mouvement continu. Je suis là, inconscient de sa présence et je la méprise. Pendant que le vent soufflait les particules environnantes moi j’oubliais de lui chuchoter le rythme de ma respiration, pendant que le soleil réchauffait les plaines boisées moi j’oubliais d’emmagasiner la chaleur dans mon cœur si froid.

Ce fut vers la fin de cette interminable journée de travail que je décidai de revêtir l’espoir. Isolé depuis quelques temps du reste du monde j’appelais quelqu’un de chère à mes yeux. Ne sachant trop quoi dire pour exprimer l’état chaotique dans lequel je me trouvais, il a su prendre le temps de laisser mes émotions se libérer. Au bout de quelques minutes, je me rendais compte que ce n’était pas seulement du reste du monde que je m’étais isolé mais bien de moi! Lorsque que je vais à la rencontre du mouvement humain, je ne fais pas qu’interagir avec celui-ci, j’interagis aussi avec moi. Cette prise de conscience m’avait donné envie d’en savoir plus sur cette personne qui incarne mon corps depuis ma naissance. C’est alors que je partais, le cœur moins lourd, à cette rencontre que je ne voudrais plus jamais oublier de faire. Pour chaque jour qui passe, j’allais essayer de me rencontrer et connaître ce que d’autres savait déjà. C’était le début de la rencontre qui commençait.

Sylvain Masse

La blogosphère !

C’est quand même drôle de constater tout l’effet que produit la nouveauté chez moi. Je suis comme un enfant qui découvre une salle de jeux pour la première fois. C’est comme si j’entrais dans une salle immense rempli de jouets! Avec mes yeux tout grand ouvert, je regarde la blogosphère comme si je venais d’apercevoir le rocher percé pour la première fois. J’aimerais remercier une personne en particulier, c’est grâce à cette personne que les portes virtuelles de la blogosphère se sont ouvertes! Cet ami se nomme Raymond Viger. Il est à mes yeux un mentor précieux, un être simple rempli d’amour qui a su être sur mon chemin à des moments de ma vie où le brouillard m’empêchait de voir au loin. Ses publications, son écoute et sa générosité ne cesse de m’inspirer. Je ne sais pas ce qui m’attend dans ce merveilleux monde. Pour l’instant, j’y entre avec joie. En attendant de voir l’évolution de mon blogue je vous invite à découvrir (si ce n’est pas fait) le blogue de Raymond Viger à l’adresse suivante: http://raymondviger.wordpress.com/

Au plaisir

Sylvain Masse