Présence pâle

Comme il n’existe ni pâleur aussi amer que je ne ressens sa présence.

Quand je me casse des idées qui embrasent, je me soigne et m’éloigne.

Je m’étire, de tout le long et j’inspire et repousse l’effort pour encore voir sa beauté.

Que je n’ose pas ne pas m’émerveillé devant l’absolue de la femme de sa peau attirante.

Les spirales inconscientes abreuvent mon désir d’une aussi belle dame élégante.

Que sa voix d’une résonnante berceuse me détend et arbore le souffle interdit.

Comment peut-on souffrir et sourire, aimer en silence, douter et croire?

Qu’il n’eut accordé, sans brimer sa liberté, à des moments futiles, lents et incertains.

Qu’à nos souvenirs puissent s’accrocher à des rêves lointains.

Que même au loin des distances puisse naitre d’une petite braise, un feu immense

Publicités

Leveil de l’arche

L’arche présente à nos sommeils étranges,

Est une berceuse pour l’âme qui angoisse.

Une chaîne qui cède à nos pensées,

Une l’arme qui purge notre tristesse.

Les échos de nos tourments,

Puissent-ils trouver la paix ?

Et nos chagrins inondés,

Puissent-ils nourrir de l’intérieur un bonheur et nourrir notre fleur intérieur ?

Le vertige de mes couleurs

J’ai de la fissure dans le cœur et je marche entre les tombes

Je couraille et je m’enfarge dans les flèches du bonheur

Je hurle à la lune et j’ai le vertige de ces maux

M-A-U-X et j’ai le fixe

 

Je veux renaître, je veux peut-être, je ne sais plus

Indécis devant ces mots je suis assis

Je veux renaître de ma poésie

Le mal qui me ronge, quand je vis, j’ai mes réponses

 

Devant mon regard, le projecteur de mon malheur, de mon bonheur

C’est un trésor en nous, en vous

À bâbord, à tribord

J’ai laissé encore mon décor m’inonder par mon imagination

 

La clé sera toujours à ma portée

Elle aura l’éternel forme,

Mais la forme de quoi?

Devant l’adversité, aux précipices de mes idées

 

Qu’elle soit douce ou rugueuse

Rousse ou amoureuse

La clé de ma renaissance trouveras toujours le chemin de mon Éden

Du paradis que je construis dans ma demeure et dans mon cœur

La parade haineuse

Les traces du passé transcendent à mon présent comme un rivage nocturne.

Les idées virevoltent et secouent ma chaumière pour ne plus que j’ai les yeux clos.

Pour que j’aide celui qui demande car il n’y a que celui qui souffre qui sait combien ça le perturbe.

Que dans un élan du cœur, une passion s’élève et qu’elle parfume l’orage d’une berceuse enchanteresse.

La soupape des navires de guerre qui creuse encore et marche comme une soudaine parade haineuse.

Les ruelles secrètes

 

Il est par ici quelque part, il ne se cache pas, il observe.

Perché dans une mare étoilé.

Le reflet de ses paupières disparaît sous le flot des larmes.

Au milieu du paysage, quand même, il sourit.

 

Tout près de la fenêtre, ses idées se dépêchent à trouver refuge.

Une balançoire ancienne trouve en elle la force de suivre la brise.

Adossé maintenant à la fontaine déserte, il quitte ce lieu.

Apparaissant aux abords des sorties, une belle et bienvenue raconte sa vie.

 

Les plis rappellent de vagues écumes.

Déferle et abondante, le passé ruisselle l’écho d’un temps.

Il bouleverse en nous pour que d’amer état ne tienne plus notre ficelle.

Que se fondent la pluie à nos journées ensoleillées

 

Dans nos lexiques réfèrent d’abrupte coquilles et nous prélasse de chants angéliques.

Le doux confort mélodieux des astres silencieux nous bercera,

Et nos rêves endormis déambuleront dans les ruelles secrètes.

Le temps

 

Même si le temps n’est qu’illusion,

Il berce en nous une permanente impression.

Accroché à notre docile mental,

Lié et noué aux aiguilles en métal.

 

Est-ce le passé qui pendule?

Est-ce le futur qui recule?

Le tic tac qui fait peur

Ou le toc toc des portes heures?

 

La minute, parfois trotteuse à la famine,

Creuse des secondes et des joues fines.

Pour celui qui pense qu’il n’y a rien,

Est un présent lourd et incertain.

 

Toi qui est maître de ton destin,

Qui sait lié un sentiment au bon moment.

Aide-moi à ne plus entendre le tic tac,

Et vivre enfin à la bonne heure.

 

Sylvain Masse

LE nuagE ExcEntriquE

L’espoir de la voir à nouveau?

De son nuage, elle descend de son oracle.

La lumière se hâte d’être arrivé.

Pour que tu écoutes son chuchotement,

Et pour que repose ta noirceur.

La lumière trouvera son chemin,

Elle fera tout ce qui pourra être fait,

Pour que cette pensé déchire l’écho de tes doutes.

Et enfin, aux ombres qui naissent hors des sentiers fleuris,

Dîtes-vous que dans ce paysage d’une halte éternelle,

Nous ne vous avons pas oubliés et ne le feront jamais.

Sylvain Masse